L’entretien ne doit pas se faire juste après le constat d’ébriété et le retrait du poste, l’état de l’agent ne permettant pas forcément un échange. Le rendez-vous est organisé avec l’encadrant direct et/ou l’encadrant supérieur selon la situation, son contexte, le lien plus ou moins proche de l’encadrant direct avec l’agent (qui pourrait rendre l’entretien difficile), etc. L’entretien doit avoir lieu de préférence dans un bureau fermé et, quel que soit l’endroit, en l’absence de collègues. Cette rencontre doit permettre d’aborder les thèmes suivants :
A l’issue de l’entretien, l’encadrant peut proposer à l’agent un rendez-vous avec la médecine professionnelle, si ce dernier le souhaite et en fonction de ce qu’il a pu exprimer. Les faits ou dysfonctionnements seront sanctionnés (ou non) selon le degré de gravité estimé par le responsable ainsi que par l’Autorité Territoriale. Il est important de pouvoir conserver une trace écrite des faits concernés et de la rencontre.
L’encadrant direct doit informer son supérieur hiérarchique de la situation ayant entraîné le retrait de l’agent de son poste de travail. Les deux encadrants sont alors présents à l’entretien qui est organisé à la suite des faits et qui doit permettre d’aborder les thèmes suivants :
A nouveau, une trace écrite des faits et de la rencontre est conservée. A l’issue de l’entretien, l’encadrement peut proposer à l’agent une forme de « contrat » de confiance, un engagement réciproque à ce que l’agent change de comportement professionnel, avec le soutien de sa hiérarchie. Une nouvelle rencontre peut être programmée, sans forcément attendre de nouveaux faits, afin d’évaluer l’évolution de la situation et l’attitude de la personne dans son travail. Enfin, l’encadrement doit informer l’agent que les difficultés qu’il rencontre sur son poste de travail seront communiquées à la médecine professionnelle et préventive.
Une rencontre entre l’agent et le médecin du travail pourra alors être programmée si la personne évoque des difficultés avec l’alcool ou si la question de l’aptitude au poste se pose, mais non en raison d’éventuels soupçons liés à une consommation d’alcool privée. L’Autorité Territoriale peut demander une visite médicale si celle-ci est motivée par une remise en cause de la sécurité au travail.
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