Prévenir et manager le risque alcool

Accueil > Accompagner l'agent en difficulté > Gérer la présence d’un malade alcoolique au sein d’un service

Gérer la présence d’un malade alcoolique au sein d’un service

« Malade alcoolique » est un terme médical. En conséquence, il ne doit être utilisé dans la collectivité que par le médecin de la médecine professionnelle et préventive. C’est la seule personne apte à évaluer si l’agent est alcoolo-dépendant et si cela entrave son aptitude à son poste de travail. Si l’état de santé de la personne nécessite des aménagements particuliers, ceux-ci doivent être menés en concertation avec la médecine professionnelle, avec l’encadrement et avec l’agent.

Les collègues

L’encadrant doit intervenir auprès de l’équipe et des collègues de l’agent de manière à ce que les choses se passent le mieux possible. Face aux interrogations du service, l’encadrant ne pourra divulguer que les informations sur l’agent en difficulté que celui-ci aura autorisées. La notion de confidentialité est importante à respecter et le refus d’un agent de parler de sa situation personnelle doit être entendu et respecté. Si l’agent souhaite parler de ses difficultés, une sensibilisation globale des agents pourrait permettre de fournir un certain nombre d’informations, de clarifier certaines interrogations.

Le retour au poste de travail

Si certains collègues expriment des réticences lors du retour d’un agent au sein de l’équipe, en raison de faits ou d’évènements antérieurs, l’encadrement doit agir pour que le climat s’apaise et accueillir l’agent dans les meilleures conditions possibles. L’entourage professionnel joue un rôle important lors du retour de l’agent à son poste et l’encadrant devra avoir préalablement abordé ce thème avec son équipe pour mettre tout le monde face à ses responsabilités. Il est également important que l’encadrement prenne en compte l’environnement de travail. Il peut être nécessaire de s’interroger sur les facteurs pouvant générer des tensions, du stress dans le milieu professionnel, et qui pourraient contribuer à mettre certains agents en difficulté.

Le suivi médical

Pour mettre en place un suivi médical auprès de l’agent concerné, le médecin de la médecine professionnelle et préventive doit être informé des éléments relatifs au milieu professionnel (les dysfonctionnements notés et abordés avec la personne, par exemple). Le médecin ne pourra s’appuyer que sur les éléments que la personne voudra bien lui donner. Le médecin du travail a la compétence pour apprécier l’aptitude d’un agent à son poste, sur la base de la relation entre l’état de santé et le poste de travail. Il peut faire pratiquer des examens complémentaires à l’examen clinique (si la relation entre l’état de santé et les risques auxquels l’agent peut s’exposer, ou exposer des tiers, le légitime). Les résultats relevant toutefois du secret médical, ceux-ci ne pourront pas être transmis.

Le suivi hiérarchique

La hiérarchie et le service des Ressources Humaines prennent en charge l’aspect organisationnel et le suivi de l’agent dans son activité professionnelle. Des entretiens réguliers peuvent être mis en place, notamment après une période de soins, si l’agent donne son accord. Ces rencontres permettent de faire le point sur son activité professionnelle. L’encadrement doit veiller au maintien du lien avec la médecine professionnelle et préventive pour le suivi global de l’agent en difficulté.

 

 

Hotline prévention

Par e-mail

02 48 48 11 63