Le soin en alcoologie – La démarche de soin
Le soin en alcoologie ne se résume pas à un traitement médicamenteux ou à une hospitalisation mais est constitué de plusieurs étapes : phase de préparation, sevrage et phase de reconstruction.
Les différentes étapes
- la phase préparatoire au cours de laquelle la personne dépendante de l’alcool prépare son projet, connaît une lente maturation de son désir de changement ;
- le sevrage, qui consiste en un arrêt total de la consommation d’alcool et amène une rupture physique avec le produit ;
- la phase de reconstruction et de suivi après le sevrage, qui permet à la personne de s’autonomiser. Ces trois phases peuvent s’étaler sur une durée plus ou moins longue. Plusieurs mois sont généralement nécessaires, voire plusieurs années. Cette durée est propre à chacun.
Ces trois phases peuvent s’étaler sur une durée plus ou moins longue. Plusieurs mois sont généralement nécessaires, voire plusieurs années. Cette durée est propre à chacun.
Le sevrage
Il consiste en l’arrêt total de la consommation d’alcool. C’est une étape de la démarche de soin de la personne dépendante de l’alcool. Il existe trois types de sevrage :
- le sevrage ambulatoire, accompagné par le médecin traitant ou en Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie (le traitement ambulatoire laisse aux malades la possibilité de mener une vie active presque normale par opposition aux traitements qui nécessitent une hospitalisation) ;
- le sevrage court en milieu hospitalier, dans un service de médecine compétent en alcoologie et qui dure de 1 à 3 semaines ;
- le sevrage long en milieu hospitalier, et appelé classiquement « cure ».
Il n’existe pas de cure « miracle », tout comme il n’existe pas de médicament « miracle » pour empêcher de boire ou pour guérir une personne alcoolo-dépendante. Le choix de l’une ou de l’autre des possibilités de sevrage se fait en fonction de la personne, de son état de santé, de l’environnement plus ou moins propice à favoriser sa démarche.
La post-cure
Les établissements de post-cure s’adressent aux patients physiquement sevrés de l’alcool et dont l’essentiel des problèmes médicaux a pu être réglé. Les programmes proposés dans ce type d’établissement visent souvent trois grandes orientations :
- un travail autour du corps, une remise en forme physique ;
- la réinsertion professionnelle, la réflexion sur un projet professionnel ;
- l’accompagnement psychologique, la psychothérapie.
La durée d’une post-cure est de plusieurs mois.
Les centres de soins
La liste des différents centres de soins dans chaque département peut être transmise par les établissements départementaux des ANPAA ou sur le site de la FAAA :
- ANPAA : Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie. Cette structure est centrée sur la formation et la prévention. On peut retrouver la liste de ses établissements départementaux sur le site Internet http://www.anpaa.asso.fr.
- FAAA : Fédération des Acteurs de l’Alcoologie et de l’Addictologie en France (http://www.alcoologie.org).
Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA)
Ce sont des lieux centrés sur le soin et l’accompagnement des personnes. Ces centres sont ouverts aux personnes en difficulté avec l’alcool et leur entourage. Les consultations y sont gratuites (financées par le régime d’Assurance Maladie). L’équipe de professionnels qui la compose est pluridisciplinaire : médecins alcoologues, psychologues, infirmiers, assistantes sociales et secrétaires. La plupart des centres étendent leur activité à la tabacologie et aux consultations sur le cannabis.
Le milieu hospitalier
Le secteur hospitalier offre différentes possibilités de soins en alcoologie :
- des consultations d’alcoologie dans les hôpitaux généraux au sein de services de médecine interne, ou de gastro-entéro-hépatologie par exemple, ou encore dans les Centres Hospitaliers Spécialisés ;
- des unités spécialisées en alcoologie et en addictologie ;
- des équipes d’alcoologie et d’addictologie de liaison qui réunissent des médecins, des psychologues, des infirmiers, des assistantes sociales qui accompagnent les patients en difficulté avec l’alcool, font le lien avec le milieu hospitalier, les dispositifs spécialisés et les professionnels de santé en ville.
Les associations d’entraide
Ces structures proposent une aide aux personnes en difficulté avec l’alcool et/ou leur entourage. Elles sont nombreuses en France, d’origine et de taille variable. Leur objectif est d’aider les personnes dépendantes de l’alcool dans leur démarche et notamment dans leur désir d’abstinence. Certaines associations développent une activité de prévention et d’information dans les établissements scolaires et/ou les entreprises.