L’encadrement doit mener en premier lieu une réflexion pour identifier toutes les occasions permettant la présence de boissons alcoolisées : quand et comment consomme-t-on de l’alcool dans la collectivité ? En règle générale, on peut identifier trois grands types de « pots ».
Après l’identification des différentes occasions festives, se pose la question de l’encadrement de chaque risque. Doit-on interdire l’alcool à certaines occasions ? Doit-on totalement interdire l’alcool ? La réglementation vous y autorise, mais ne vous l’impose pas. Si vous retenez cette solution, l’encadrement devra alors réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour communiquer cette nouvelle disposition et la faire appliquer. Si votre collectivité opte pour le maintien de « pots » alcoolisés à certaines occasions, ceux-ci doivent être encadrés. Il est important de rappeler que le code du Travail interdit la présence d’alcools autres que vin, bière, cidre, poiré et hydromel. Les alcools forts de type whisky, pastis, vodka, etc. sont donc formellement interdits.
La collectivité gérant la logistique et l’achat des boissons alcoolisées, les solutions sont simples à mettre en oeuvre. L’encadrement peut, par exemple :
Les solutions, ici, sont plus compliquées à mettre en œuvre puisque la collectivité ne maîtrise pas l’achat des consommations. La solution la plus efficace consiste en l’obligation de déclaration : l’encadrement doit imposer le fait que toute personne souhaitant organiser un pot dans la collectivité doit demander l’autorisation préalable de sa hiérarchie. Le rôle de l’encadrant sera alors de faire respecter un certain nombre de préconisations :
Vous pouvez aussi instaurer une pratique de petits déjeuners : au lieu de faire les « pots » en fin de journée avec de l’alcool, les faire en début de journée (sans alcool bien entendu) avec des boissons chaudes, jus de fruit et viennoiseries.
Ceux-ci doivent être formellement interdits. Si des personnes y dérogent, elles s’exposent à des sanctions. Pour cela, il est préférable de faire figurer cette interdiction et les sanctions passibles dans le règlement intérieur de la collectivité.
02 48 48 11 63