Prévenir et manager le risque alcool

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Gérer la présence d’alcool lors des célébrations

La société française offre de nombreuses occasions de consommer de l’alcool. Il en va de même au sein des collectivités : vœux du maire, galette des rois, promotions, mariages, naissances, départs en retraite, repas de service, etc. Ces événements festifs, qui participent grandement à la cohésion de l’équipe, ne sont donc pas nécessairement à proscrire. Néanmoins, dans le cadre d’une gestion du risque alcool, une réflexion sur la façon d’organiser ces évènements s’impose.

Identifier les risques

L’encadrement doit mener en premier lieu une réflexion pour identifier toutes les occasions permettant la présence de boissons alcoolisées : quand et comment consomme-t-on de l’alcool dans la collectivité ? En règle générale, on peut identifier trois grands types de « pots ».

Encadrement des risques

Après l’identification des différentes occasions festives, se pose la question de l’encadrement de chaque risque. Doit-on interdire l’alcool à certaines occasions ? Doit-on totalement interdire l’alcool ? La réglementation vous y autorise, mais ne vous l’impose pas. Si vous retenez cette solution, l’encadrement devra alors réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour communiquer cette nouvelle disposition et la faire appliquer. Si votre collectivité opte pour le maintien de « pots » alcoolisés à certaines occasions, ceux-ci doivent être encadrés. Il est important de rappeler que le code du Travail interdit la présence d’alcools autres que vin, bière, cidre, poiré et hydromel. Les alcools forts de type whisky, pastis, vodka, etc. sont donc formellement interdits.

Les « pots » officiels

La collectivité gérant la logistique et l’achat des boissons alcoolisées, les solutions sont simples à mettre en oeuvre. L’encadrement peut, par exemple :

  • limiter le nombre de bouteilles servies ;
  • privilégier un service au verre plutôt que laisser les bouteilles sur la table ;
  • mettre en valeur les boissons sans alcool (cocktails bien présentés, cocktails bio, etc.) ;
  • mettre à disposition de la nourriture ;
  • mettre à disposition des alcootests ;
  • inciter à la mise en place de capitaines de soirée qui se chargent de raccompagner ceux qui boivent ;
  • communiquer sur les dangers de l’alcool au volant.

Les pots officieux

Les solutions, ici, sont plus compliquées à mettre en œuvre puisque la collectivité ne maîtrise pas l’achat des consommations. La solution la plus efficace consiste en l’obligation de déclaration : l’encadrement doit imposer le fait que toute personne souhaitant organiser un pot dans la collectivité doit demander l’autorisation préalable de sa hiérarchie. Le rôle de l’encadrant sera alors de faire respecter un certain nombre de préconisations :

  • un ratio de 50 % de bouteilles d’alcool et de 50 % de boissons non alcoolisées ;
  • la mise à disposition obligatoire de nourriture ;
  • la limitation de la durée du « pot » (imposer une heure de fin) ;
  • la mise à disposition d’alcootests.

Vous pouvez aussi instaurer une pratique de petits déjeuners : au lieu de faire les « pots » en fin de journée avec de l’alcool, les faire en début de journée (sans alcool bien entendu) avec des boissons chaudes, jus de fruit et viennoiseries.

Les « pots » clandestins

Ceux-ci doivent être formellement interdits. Si des personnes y dérogent, elles s’exposent à des sanctions. Pour cela, il est préférable de faire figurer cette interdiction et les sanctions passibles dans le règlement intérieur de la collectivité.

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