Les effets de l’alcool sur chaque personne varient notamment en fonction :
Néanmoins, pour tout consommateur, et quelles que soient ces différentes variables, les effets d’une absorption d’alcool se manifestent dès le premier verre d’alcool.
Voir l'état d'ébriété.
Lorsqu’on parle d’ivresse, on distingue trois phases :
Toutes ces perturbations des perceptions et du comportement ont forcément un impact sur le travail effectué par la personne alcoolisée. En plus de la détérioration du service proposé, certains effets induisent en plus des risques réels et élevés : en cas de conduite d’engin, d’utilisation d’outils ou de produits chimiques, de travail en hauteur, etc. Ces différentes activités sont difficilement compatibles avec des troubles de la coordination, une somnolence ou une chute de la vigilance.
Il est extrêmement difficile et complexe d’identifier l’état d’un agent lorsque celui-ci se trouve en première phase d’ivresse (excitation). En effet, les effets de l’alcoolisation ne sont pas forcément visibles à ce stade.
Au cours de la seconde phase (ébriété), deux possibilités s’offrent à l’encadrement :
Elle peut comporter les éléments d’évaluation suivants :
Une telle grille a l’avantage de ne pas être limitée aux postes à risques et peut être utilisée pour tous les agents de la collectivité. De plus, elle permet de prendre également en compte les autres motifs possibles d’une ébriété apparente (médicaments, drogues, etc.).
Exemple de grille de lecture :
Il est important de rappeler qu’il est ici question d’états d’ébriété, où la personne subit des modifications de son comportement et de ses réflexes. Ces modifications peuvent être provoquées par la consommation d’alcool, mais peuvent avoir d’autres origines (médicaments psycho-actifs, cannabis, solvants, maladies, etc.). L’encadrant doit se rappeler qu’il se trouve en présence d’un état apparent d’ébriété, et donc toujours se poser la question sur la capacité à travailler de l’agent concerné.
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