Prévenir et manager le risque alcool

Accueil > Organiser la prévention> Les impacts de l’alcoolisation sur le travail effectué

Les impacts de l’alcoolisation sur le travail effectué
Identifier un agent alcoolisé

On parle d’alcoolisation dès qu’une personne consomme un verre d’alcool. Chaque personne ayant ses caractéristiques physiques et psychiques propres, les effets de ce verre vont être ressentis différemment avec des conséquences variables sur la mission qu’il doit mener.

Les variables

Les effets de l’alcool sur chaque personne varient notamment en fonction :

  • du taux d’alcoolémie,
  • de l’habitude,
  • d’une sensibilité à l’alcool propre à chacun.

Néanmoins, pour tout consommateur, et quelles que soient ces différentes variables, les effets d’une absorption d’alcool se manifestent dès le premier verre d’alcool.


L’ivresse

Voir l'état d'ébriété.

Lorsqu’on parle d’ivresse, on distingue trois phases :

  • une phase d’excitation,
  • une phase d’ébriété,
  • une phase d’endormissement.

Toutes ces perturbations des perceptions et du comportement ont forcément un impact sur le travail effectué par la personne alcoolisée. En plus de la détérioration du service proposé, certains effets induisent en plus des risques réels et élevés : en cas de conduite d’engin, d’utilisation d’outils ou de produits chimiques, de travail en hauteur, etc. Ces différentes activités sont difficilement compatibles avec des troubles de la coordination, une somnolence ou une chute de la vigilance.

Comment identifier un agent en état d’ébriété ?

Il est extrêmement difficile et complexe d’identifier l’état d’un agent lorsque celui-ci se trouve en première phase d’ivresse (excitation). En effet, les effets de l’alcoolisation ne sont pas forcément visibles à ce stade.

Au cours de la seconde phase (ébriété), deux possibilités s’offrent à l’encadrement :

  • utiliser un alcootest, avec toutes les restrictions que cela comporte ;
  • élaborer une grille de lecture avec le médecin du travail.

La grille de lecture

Elle peut comporter les éléments d’évaluation suivants :

  • l’élocution,
  • le langage,
  • l’équilibre en position debout,
  • la marche en ligne droite,
  • l’odeur, l’haleine,
  • le comportement général.

Une telle grille a l’avantage de ne pas être limitée aux postes à risques et peut être utilisée pour tous les agents de la collectivité. De plus, elle permet de prendre également en compte les autres motifs possibles d’une ébriété apparente (médicaments, drogues, etc.).

Exemple de grille de lecture :

exemple de grille de lecture

Il est important de rappeler qu’il est ici question d’états d’ébriété, où la personne subit des modifications de son comportement et de ses réflexes. Ces modifications peuvent être provoquées par la consommation d’alcool, mais peuvent avoir d’autres origines (médicaments psycho-actifs, cannabis, solvants, maladies, etc.). L’encadrant doit se rappeler qu’il se trouve en présence d’un état apparent d’ébriété, et donc toujours se poser la question sur la capacité à travailler de l’agent concerné.

Références

Gérer le risque alcool au travail

Jean Paul JEANNIN.

Editions Chronique Sociale, 2003
Hotline prévention

Par e-mail

02 48 48 11 63